CPF : nouvelles règles de financement applicables depuis le 26 février 2026

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  • Par Caroline Quigueur Terrier
Formation professionnelle financée par le compte personnel de formation (CPF)
Group of diverse and creative colleagues working on computers in the modern office or coworking space, working on web design

Deux décrets publiés le 24 février 2026 viennent préciser et durcir les conditions d'utilisation du CPF. Ces mesures sont entrées en vigueur dès le 26 février.

L'objectif est clair : encadrer davantage les dépenses et limiter certaines prises en charge.

Voici les changements essentiels à retenir.

Permis de conduire (véhicules légers) : plafonnement et cofinancement obligatoire

Le permis A et B financé via le CPF est désormais :

  • réservé aux demandeurs d'emploi,
  • ou aux personnes bénéficiant d'un cofinancement (employeur, Opco, État, Région, France Travail...).

Ce cofinancement doit être au moins de 100 €.

Le plafond est fixé à 900 € maximum via le CPF pour le permis léger.

Concrètement, le CPF ne peut plus financer intégralement un permis B.

Certifications du répertoire spécifique : plafond à 1 500 €

Les formations menant à des certifications ou habilitations enregistrées au répertoire spécifique (RS) sont désormais plafonnées à 1 500 € maximum de droits CPF mobilisables.

Exception : la certification CléA (socle de compétences) n'est pas concernée par ce plafond.

Bilan de compétences : plafond à 1 600 € et règles renforcées

Le financement des bilans de compétences évolue sur plusieurs points.

Plafond financier

1 600 € maximum via le CPF.

Limitation dans le temps

Un titulaire ne peut plus financer un bilan de compétences via son CPF s'il en a déjà bénéficié au cours des 5 dernières années.

Heures finançables restreintes

Seules les heures d'accompagnement réalisées par l'organisme de formation sont finançables. Le temps de travail personnel ne peut plus être pris en charge.